Le petit mot d’Elino … #41

QUE SONT-ILS DEVENUS.

MATHEO CASTAING

Aujourd’hui, après Mark Gyorffy et Julien Cadel, je vous présente Mathéo Castaing, 22 ans, qui a débuté le handball au HBCL à l’âge de 3 ans et qui évolue au poste d’ailier gauche.

Mathéo, raconte nous tes années libournaises.
J’ai évolué dans toutes les catégories, de l’école de handball jusqu’à la Nationale. En U13 nous avons remporté le titre de champions de Gironde. Idem en U15 mais avec, en plus, une participation à la phase finale régionale. En U18, j’ai fait partie de l’équipe évoluant en championnat de France et nous sommes arrivés en quart de finale.
Arrivé en seniors, après un court passage en réserve, je passe dans l’équipe de N3 avec laquelle j’ai connu la montée en N2.

As-tu eu des sélections départementales ? régionales? as-tu fait partie du Pôle ?
J’ai eu la chance de faire partie de l’équipe du comité de Gironde et de participer aux tournois inter comités. Ensuite j’ai été sélectionné dans l’équipe d’aquitaine et j’ai pris part aux rencontres inter ligues.
Enfin, j’ai pu intégrer le Pôle Espoirs de Talence pendant 3 ans. Cela m’a permis de participer aux inter pôles avec les meilleurs jeunes handballeurs de France et de jouer contre des joueurs évoluant maintenant en D1.

Pourquoi ce départ de Libourne et quel est ton parcours après le HBCL ?
J’avais envie de connaître le monde professionnel et d’intégrer un centre de formation. Après le Pôle espoirs de Talence j’ai passé des tests dans deux de ces centres : Limoges et Istres. Malheureusement pour moi je n’ai pas été retenu et j’ai effectué une année supplémentaire à Libourne en N2. J’ai pu ainsi jouer contre Billère juste avant cette tragique période COVID nous coûtant la fin de saison mais qui m’aura permis d’être recruté au centre de formation de Billère.

BILLERE. Ce club béarnais évolue en Proligue (D2) et le centre de formation en N1. Je me rappellerai toute ma vie de mes débuts car j’ai pu faire la préparation physique avec l’équipe professionnelle, puis de mon premier match avec la N1 contre le très réputé club de Nantes. Malheureusement, quatre journées après, le COVID nous jouera encore un vilain tour et le championnat de N1 s’arrêtera mi-octobre.
Malgré tout j’ai pu intégrer le groupe pro avec lequel j’ai joué 21 matchs et marqué mes premiers buts (4).
L’année suivante j’ai partagé mon temps de jeu entre l’équipe de Proligue (10 rencontres et 7 buts) et la N1 (146 buts en 18 matchs).
Ma dernière année a été plus compliquée car j’avais moins de temps de jeu et plus d’apparition avec l’équipe professionnelle mais 106 buts en dix huit matchs avec la N1.
A côté de cela j’ai fait des études en BPJEPS en sport collectif en alternance avec le club et je m’occupe alors de l’école de hand, des moins de 13 et du handensemble. Une fois validé ce BPJEPS, j’ai décidé de rester dans le sport et d’en préparer un autre avec mention musculation. J’ai également validé ce nouveau BPJEPS ce qui m’a permis d’intervenir dans la préparation du centre de formation de Billère.

Parle moi de l’ambiance.
L’ambiance dans ce club était incroyable mais très différente de celle existant dans le monde amateur. Il faut être beaucoup plus exigeant avec soi même. Pendant les rencontres il y a beaucoup moins de public car on perd ce côté familial -même s’il existe encore un peu- comme on le trouve à Libourne.
ORTHEZ. J’ai donc décidé de muter pour le club d’Orthez évoluant en N2 et qui ressemble beaucoup à Libourne, surtout avec son ambiance familiale. Je suis avec des personnes qui m’apportent beaucoup et je les en remercie mille fois. J’ai eu la chance de pouvoir m’occuper des U13 garçons avec lesquels je bosse beaucoup et j’interviens auprès des U17 garçons pour faire du spécifique au poste.
Je suis venu à Orthez pour me retrouver moi même dans mon handball, avoir du temps de jeu, reprendre confiance en moi, jouer avec des copains et, surtout, retrouver du plaisir au handball.
Mon objectif est, bien sûr, de ne pas rester en N2 mais de repartir vers le monde professionnel.

Quels sentiments as-tu éprouvé en jouant contre Libourne ?
Quand j’ai appris que j’allais jouer contre Libourne j’étais si content que je suis passé par toutes les émotions mais aussi je voulais prouver que je n’étais pas parti pour rien, que j’avais progressé.
Il me tarde vraiment de retourner à Kany, là où tout a commencé pour moi. Dans cette salle sans laquelle je ne serais jamais devenu le joueur que je suis maintenant et où je compte retrouver -au match retour- certaines personnes que je n’ai pas revues depuis que je suis parti. (1)

Penses-tu revenir jouer à Libourne un jour ?
Pour moi ce n’est pas une porte fermée et je suis prêt à y revenir un jour mais, tout d’abord, l’objectif principal est de retourner dans le monde professionnel.

Mathéo quand il était encore sous les couleurs du HBCL

(1) Pour ceux souhaitant revoir Mathéo, le match retour contre Orthez aura lieu le samedi 2 mars à 20h30 à Kany.