Le petit mot d’Elino … #94

Après une vacance bien involontaire « Le petit mot d’Elino » et « Il était une fois » reprennent.
Il était temps me direz vous puisqu’il y a eu une transition imprévue à la tête du HBCL et que je vais pouvoir en dire quelques mots.
Avant cela il me faut signaler que c’est la seconde fois seulement en 40 ans que cela se produit.
La première ? C’était pendant la saison 1995-96. Il y a bien longtemps…
Et pour la seconde fois c’est un homme du sérail qui s’est levé pour reprendre le flambeau et continuer l’oeuvre amorcée par ses prédécesseurs.
Cet homme c’est Thomas Laydis et j’ai pu échanger avec lui.

UNE PAGE SE TOURNE. L’HISTOIRE CONTINUE.

Il est des moments dans la vie d’un club où l’on sent que quelque chose bascule. Pas une rupture brutale, non. Plutôt une transition, presque naturelle, entre ce qui a été construit avec patience… et ce qui reste à inventer.
Le départ de Philippe Botella de la présidence du Handball Club de Libourne en fait partie.
Sept ans à la tête d’un club, ce n’est pas anodin. C’est beaucoup de temps, de l’énergie, des choix parfois difficiles. Avec Michèle, ils auront accompagné le HBCL dans une période où il fallait reconstruire, structurer, redonner de la stabilité. Et quelque chose de précieux : des bases solides. Philippe a aussi oeuvré à préparer le futur avec la naissance du GLHB il y a quelques années maintenant et tous les succès qu’il connaît depuis.
Et, pour tout cela, il faut simplement savoir dire merci.

Thomas raconte nous ces 3 derniers mois.
« Tout a commencé le 5 janvier. Philippe annonce au conseil d’administration, et à la surprise générale, qu’il mettra fin à ses fonctions de président.
Dans les jours qui ont suivi, j’ai échangé avec des personnes autour de moi dont certaines déjà impliquées dans la club, et d’autres pas, pour voir ce que nous pourrions, ou non, apporter au club. Nous avons créé un petit collectif avec l’objectif d’avoir un projet pour le club prêt pour le mois de juin.
Or, coup de théâtre, le 16 mars Philippe et Michèle annoncent leur démission avec effet immédiat. Le CA doit nommer un nouveau président pour assurer le bon fonctionnement du club.
Je propose ma candidature qui est acceptée.
Le calendrier s’est donc beaucoup accéléré avec pour priorités : rassurer quant à la pérennité du club et préparer la saison prochaine. Depuis, nous sommes au travail avec les forces vives du club. C’est dense, c’est passionnant et il y a encore beaucoup à faire.
Heureusement nous sommes bien aidés par les résultats sportifs des différentes équipes. »

Tu me dis que tu avais commencé à réfléchir à ce que tu pouvais amener au club. Pour
toi, c’est quoi un club ?

« Un club comme le notre, riche de son histoire et de ses générations, ne s’écrit jamais seul.
Philippe, 9ème président du HBCL à qui il faut adresser un grand MERCI pour le travail accompli, l’a partagé dans ses dernières prises de parole.
Il s’écrit avec ses bénévoles. Ceux que l’on voit et surtout ceux que l’on ne voit pas. Ceux qui sont là, toujours. Discrets, fidèles, indispensables. Depuis des décennies ce sont eux qui font vivre l’âme du handball libournais. MERCI à tous.
Il s’écrit aussi avec nos partenaires institutionnels et privés. La mairie de Libourne, la CALI et toutes celles et ceux qui accompagnent financièrement et logistiquement le club dans son fonctionnement et sa structure (cf. le site du club). A eux aussi MERCI.
Tout comme aussi avec l’ensemble des licenciés (enfants, adultes, parents) du HBCL et du GLHB qui portent haut nos couleurs et partagent nos valeurs chaque week-end dans les salles du département, de la région et du pays.
L’histoire continue. Ces contributions sont primordiales et la porte est grande ouverte à celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre pour y participer.
Certains l’ont déjà franchie avec enthousiasme.
Enfin le club s’écrit également avec ceux qui, au quotidien, portent le projet. A savoir nos deux salariés.
Romain Cazemajou, à la tête de l’équipe première en N1, incarne cette exigence et cet engagement constant. Bien au delà des matchs de la N1 il construit, il accompagne, il structure. Avec sérieux et fidélité au club.
A ses côtés, Guillaume Duvergé, lui aussi, apporte beaucoup. Avec énergie, avec coeur, avec cette capacité à faire avancer les choses sans jamais chercher la lumière.
Leur implication chaque jour est une force pour notre club.
Un club, au fond, c’est cela : une somme d’engagements sincères. »


Philippe Botella et Thomas Laydis, 9ème et 10ème présidents du HBCL

Aujourd’hui, une nouvelle étape s’ouvre donc avec l’arrivée à la présidence du HBCL et du GLHB de Thomas Laydis, l’homme du sérail dont je vous parlais plus haut (joueur de 2001 à 2003 et maintenant dirigeant depuis 2 ans pour suivre l’équipe de son fils).

Thomas, comment vois-tu cette nouvelle étape ?
« Elle s’inscrit dans la continuité d’une histoire qui dépasse chacun d’entre nous.
Une histoire faite de passion, de transmission et d’attachement à un club et à tous ceux qui le font vivre -partenaires, bénévoles, salariés, joueurs- que j’ai d’ailleurs tenu à remercier dans mes premières interventions dans la presse. (cf. les articles parus jeudi 2 avril dans Sud Ouest et le Résistant).
Cette nouvelle étape sera une nouvelle impulsion plutôt qu’une révolution. Un trait d’union entre ce qui a été fait et ce qui est à faire.
Le Handball Club de Libourne avance ainsi. Par cycles, par étapes, mais toujours avec cette même envie : faire vivre et progresser le handball. Ensemble.
Une page se tourne, oui. Mais l’essentiel, lui, reste intact et nous nous rassemblerons en juin pour en célébrer les 40 ans. »


Thomas Laydis au milieu des joueurs et du staff de la N1
lors de la victoire contre Caen.