ROMAN-FEUILLETON. Années 60. Episode 4
LES MATCHS DANS LES PYRENEES
A cette époque, aller jouer dans les Pyrénées n’était pas une promenade de santé. Un lourd climat s’était installé entre pyrénéens et girondins produisant beaucoup de tensions pendant et après les rencontres.
Les Pyrénéens détestaient les bordelais en particulier qui -soit disant- les traitaient de « paysans » et les girondins en général. Le problème c’était que les libournais étaient des girondins…
Quant aux bordelais ils n’aimaient pas du tout les libournais qui venaient déranger leur pré- carré….
Bref, pour les libournais c’était la guéguerre partout. Heureusement, au fil du temps, tout est rentré dans l’ordre et cette ridicule animosité a pratiquement disparu. Reste tout de même la rivalité sportive et la volonté de ne pas perdre chez soi !
DEPLACEMENT A TARDETS.
Tardets est une petite commune des Pyrénées Atlantiques forte de quelques centaines d’habitants. Autrement dit, on ne s’attend pas à y trouver une équipe de handball jouant les premiers rôles.
Et pourtant, l’équipe de handball était la fierté du village dans les années 1960. On y jouait en plein air là-bas aussi. La particularité du terrain : il était en pente. Quand on attaquait sur la partie basse, la plupart des tentatives de « lucarnes » passaient au dessus des cages !
L’autre particularité : les dimanches de match tout le village était autour du terrain. Et quand je dis autour, c’est exactement le mot qui convient.
Les spectateurs étaient le long des lignes de touches, à tel point que nous avions une consigne : en cas de contre attaque nous devions éviter de passer trop près des touches au risque de voir soudain un pied dépasser et nous faire un magnifique croc-en-jambe. Etait-ce volontaire ? était-ce un accident ? Je ne prononcerai pas, mais j’ai quand même une solide conviction !
Heureusement, maintenant, il y a un gymnase.
Jacques Lavie.
MATCH CONTE PAU.
Match houleux, comme souvent à cette époque dans les Pyrénées. Suite à des incidents, nous sommes restés enfermés dans les vestiaires pendant au moins une heure en attendant que les choses se calment à l’extérieur.
A un moment, un joueur adverse entrebâille la porte des vestiaires et nous demande si nous n’avons pas récupéré leur ballon. Il a à peine mis son nez à la porte et terminé sa phrase que je lui fais une petite « caresse ». Inutile de dire que cela n’a pas arrangé nos affaires !
Ce joueur n’était autre que Robert Paparemborde, le futur pilier de l’équipe de France de rugby.
Une autre époque !
Jean-Michel Placide.
EVASION COLLECTIVE….
Avec l’ASPTT, je me souviens d’un match à Pau durant lequel nous avons été intrigués par une combinaison : après avoir fait tourner le ballon, on a entendu une annonce « PAPA » et le joueur qui a reçu la balle a fait gauche, droite, gauche et a déclenché un énorme tir à 9 mètres, cela à plusieurs reprises. Le joueur en question était Robert Paparamborde, devenu par la suite pilier de l’équipe de France de rugby.
Ce jour-là, il y a eu quelques accrochages et menaces pendant le match. C’était tendu ! La rencontre terminée, alors que nous étions revenus dans notre vestiaire, un des joueurs de Pau est venu taper à notre porte pour réclamer le ballon du match que nous avions soi- disant « volé ». Un de nos joueurs a refermé violemment la porte sur son nez et il y a eu une bousculade dans le couloir des vestiaires.
Le concierge est intervenu et nous a donné la clef de notre vestiaire pour que nous puissions prendre tranquillement notre douche. Mais les esprits ne se sont pas calmés pour autant et nous avons attendu plus de deux heures, jusqu’à ce que le concierge nous fasse sortir par une petite fenêtre du local des arbitres !
Nous avons regagné Libourne tard dans la nuit !
Heureusement que tout le monde avait pu passer par la fenêtre !
Thierry Dehaut.

Equipe junior de l’ASPTT
Haut G à D : Dehaut, Deyres, Castéra, De Nardi J.C, Penot, Octavien.
Bas G à D : X, Couderc, De Nardi E.(entraîneur), Dumay.
La semaine prochaine : épisode 5. L’ascension.
